Soufflage de la ouate de celluloseVous l'aurez compris, 120 kilo Ouate heure ne représente évidemment pas une quantité d'énergie – exprimée en kWh – comme on le voit dans les études thermiques. Pourtant, c'est bien de thermique dont il est question ici, puisque nous avons en fait soufflé 120 kg de ouate de cellulose par heure pour isoler les combles et le plancher de l'étage !

 

 


 

120 kg de ouate par heure, soit 2 kg à la minute. Sachant que chaque sac contient 10 kg de ouate, nous avons fait avaler 110 sacs à la souffleuse pendant environ 9 heures réparties sur 2 jours. Du gros boulot, techniquement assez simple mais physiquement beaucoup moins tendre.

C'était le week-end du 25 et 26 septembre dernier. Un week-end très, très chargé, puisque nous avons terminé le plafond du salon, soufflé de la ouate partout et ré-haussé le chemin d'accès des combles sur toute la longueur du faitage ! Ceci sans oublier les passages à travers le plancher qui nous ont nettement moins amusé, si tant est que nous nous soyons amusés sur ces 2 jours… Heureusement pas de casse humaine, mis à part quelques éraflures tout de même assez douloureuses. Ca aurait pu être pire, mais maintenant rassurons-nous, nous avons un plancher solide !

 

Sacs de ouate de cellulose

Sacs de ouate de cellulose

Pour celles et ceux qui ne savent pas ce qu'est la ouate de cellulose, il s'agit en fait de papier recyclé (journaux la plupart du temps). Les fabricants y ajoutent juste une sorte d'insecticide en faible quantité et non nocif pour la santé une fois posé (sauf par ingestion si l'envie vous prenait de manger de la ouate au ptit déj' !). Le plus souvent il s'agit de sel de bore.

L'avantage de la ouate, outre son aspect écologique et plus sain qu'une laine minérale, c'est qu'elle permet d'avoir un déphasage plus important, ce qui est important dans des combles, surtout l'été où il vaut mieux retarder l'arrivée de la chaleur dans la maison au maximum.

Nous avons choisi la ouate Isocell puisque nous avions une belle promo dessus (déstockage) et le produit semble être de bonne qualité et à teneur très faible en sel de bore (d'autres saloperies viennent sans doute le remplacer, mais c'est moins nocif à priori). Il faudrait que je regarde sur les paquets pour avoir la composition exacte.

Comme vous pouvez le constater, la ouate est particulièrement bien compactée dans les sacs. Il faut donc une souffleuse pour la décompacter rapidement et la souffler aux étages supérieurs.

 

Souffleuse de ouate de cellulose

La fameuse souffleuse qui a fonctionné à fond pendant quelques heures. Pas de panne, pas de tuyau bouché, nickel !

 

Plancher de l'étage avant soufflage

Voici le plancher de l'étage tel qu'il était avant le soufflage. On voit bien le mur de refend au milieu de la photo qui sépare l'espace salon-séjour (à gauche) de l'espace chambre-dressing (à droite). Au niveau du salon-séjour les solives restent apparentes. Afin de ne pas compliquer les choses pour l'isolation phonique, nous avons décidé de fixer des chevrons en haut des solives, puis visser des plaques de Fermacell par en dessous. Cela nous fait ainsi 60 mm d'isolant avant de fixer le plancher en OSB. Une autre couche d'isolant sera mise avant le parquet pour désolidariser complètement le plancher de l'étage de la structure porteuse.

A droite du refend, on voit que l'espace entre le haut des solives et le plafond du rez de chaussée est bien plus important. Nous avons plus de 20 cm qui ont été remplis de ouate ! Autant dire qu'en acoustique nous sommes tranquilles puisque la ouate est un excellent isolant phonique.

 

Plancher de l'étage après soufflage

Et voici le résultat après soufflage de la ouate. On a soufflé un peu plus de ouate au niveau du salon-séjour pour la tasser avant de mettre le plancher. On augmente ainsi la densité pour éviter que ça s'affaisse dans le temps.

 

Plafond salon-séjour

 

Voici à quoi ressemble le plafond du salon-séjour. Il reste à faire les jointures entre plaques et mettre un cordon de mastic acrylique entre le Fermacell et les solives. Avant cela, on devra poncer toutes les solives, ça va être un très gros boulot… pour l'année prochaine ! ;)

 

 

Et voilà à quoi on ressemble quand on souffle de la ouate ! Le premier qui dit qu'on ne ressemble à rien a le droit d'avaler un sac de ouate ! (ceci dit il n'aurait pas complètement tort) En tout cas c'est clair que c'est bien poussiéreux, ça en fout partout. Merci à Martine, Christian, Marie-Hélène, Papa Gé et ma ptite chérie pour tout le boulot effectué ce week-end là. Nous avons terminé à 23 heures le dimanche soir, c'était sport ! Et il reste des sacs… avis aux amateurs !