CloisonsUne fois l'isolation des combles et du plancher de l'étage terminée, nous avons pu nous attaquer aux cloisons du rez de chaussée. Etape très intéressante puisqu'elle permet de mieux visualiser les volumes des pièces.

 

 


 

Initialement, je pensais réaliser toutes les ossatures de cloisons en bois puisque la démarche me paraissait plus logique d'un point de vue phonique et écologique. Cependant, après avoir étudié la question plus en détails, il s'avère que l'ossature métallique a tout de même de nombreux avantages : simple et relativement rapide à mettre en place, montants forcément droits et facilité de passage des gaines électriques. Mais le point le plus important vient des performances acoustiques ! En effet, contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'ossature métallique offre de meilleurs résultats qu'une ossature bois puisque la surface d'échange entre les 2 parois de la cloison se limite à une fine lamelle de métal. En conséquence, les vibrations se propagent moins que dans un montant bois, ce qui améliore le côté phonique.

Pour être cohérent jusqu'au bout, nous avons également choisi le Fermacell pour les cloisons puisqu'il est tout de même bien meilleur en phonique que du Placo, à épaisseur égale. Je vous invite d'ailleurs à consulter le document suivant qui donne une bonne idée de l'affaiblissement acoustique que l'on peut espérer obtenir en fonction de l'épaisseur de l'isolant et des plaques choisies : isolation acoustique des cloisons.

Enfin, l'isolant choisi est la laine de bois plutôt que la laine de roche. Plus chère que cette dernière, la laine de bois offre des performances acoustiques similaires mais elle est évidemment plus écologique. Après avoir fait toute le reste de l'isolation en laine de bois et ouate de cellulose, j'avoue franchement que ça m'ennuyait d'utiliser de la laine minérale en intérieur. Ceci dit, les propriétés thermiques de l'isolant n'ont aucun intérêt pour des cloisons intérieures, donc choisir de la laine de roche n'est pas une mauvaise idée non plus, c'est juste un choix à faire selon ses convictions personnelles. L'idéal aurait été la ouate de cellulose en panneaux, mais c'est hélas trop cher pour le moment.

 

Voilà pour les explications techniques, maintenant place au concret ! Pour faciliter les choses et dans l'optique de faire des plafonds vraiment bien droits à l'étage (à venir dans le courant de l'année 2011), nous avons acheté un niveau laser (environ 130 euros de mémoire). Bien évidemment ce n'est pas du laser professionnel mais je suis tout de même agréablement surpris par le résultat, puisque ce laser fonctionne vraiment très bien et nous a bien facilité la tâche. Il remplacera avantageusement le cordeau pour aligner les suspentes des plafonds puisque nous avons vu que cette méthode n'est pas optimale et tout du moins bien plus longue (le cordeau a tendance à fléchir légèrement au milieu, même bien tendu, ce qui donne lieu à des ajustements ultérieurs).

Bref, voici l'engin. L'appareil en lui même a un aspect très plastique et mieux vaut en prendre grand soin, mais de toutes façons pour le prix qu'il vaut on ne peut guère en attendre beaucoup mieux et il est préférable de ce concentrer sur la précision plutôt que sur l'aspect.

Niveau laser

Niveau laser

Niveau laser

La plus grande difficulté avec le laser, c'est lorsqu'il faut aligner le faisceau pour être bien perpendiculaire au mur. Le laser est idéal pour faire une verticalité parfaite mais montre vite ses limites lorsqu'il s'agit de tracer les limites d'une cloison complète. Bref, à utiliser pour la verticalité, mais à part ça il permet surtout de vérifier que le rail du plafond est bien pile au dessus du rail au sol. Ca ne remplace pas le mètre et les mesures à la main.

Une fois que tout est bien ajusté, il suffit de tracer de belles lignes bleues avec un cordeau imprégné de poudre que l'on peut trouver en GSB.

Il reste alors à faire les trous dans le béton pour fixer les rails avec des pointes à frapper, puis mettre des chevilles au plafond pour les rails du haut. Avant de mettre les rails, on n'oublie pas de mettre une bande de phaltex qui va permettre de limiter la transmission des vibrations – et donc du bruit – entre les différentes pièces à travers la structure.

On termine par la mise en place des montants tous les 60 cm que l'on sertit avec une pince spéciale. Si l'on a plusieurs montants côte à côté, mieux vaut les visser entre eux avec de la vis à Placo, ça sera plus rigide et plus facile pour visser les plaques ensuite. Nous avons découpé les rails à la meuleuse, c'est simple et rapide.

Et voici le donc le résultat après une première journée (le temps de prendre nos marques le matin, c'était pas simple au début).

Cloisons

Le couloir de l'entrée. A droite en partant du fond : placard, WC, local technique. A gauche : douche et entrée de la partie parentale avec dressing, puis escaliser derrière le mur de refend.

 

Cloisons

Le local technique, que l'on appelait cellier ou buanderie et qui est en fait un peu tout ça en même temps. ;)

 

Cloisons

Une autre vue où l'on distingue, de gauche à droite, le placard de l'entrée, la porte des WC puis le local technique.

 

Et voilà, la suite au prochain épisode !