Chaud dedansCa y est, nous ne chauffons plus depuis 3 semaines environ. C'est l'occasion de faire un premier bilan sur le confort ressenti dans la maison pendant ce premier hiver. Isolation pas terminée, absence de ventilation et aménagement dans la maison en plein froid n'ont pas facilité les choses. Qu'est ce que ça a donné ? On vous dit tout !

 

 


 

 

Une maison froide, pas facile à réchauffer

Mi-décembre, la neige, le froid et… la maison ventilée depuis plusieurs semaines ! Et oui, il fallait que la chape sèche pour que le carreleur puisse travailler sans craindre de voir le carrelage se décoller. Bref, le 12 décembre, nous aménagions ! Pas facile alors de chauffer une maison bien refroidie, puisqu'il faut remonter la température du mur de refend, de la dalle et du hérisson, qui représentent à eux 3 près de 60 m3 de cailloux compactés et de béton ! Les murs de la maison ont eu besoin de chauffer aussi, mais c'est déjà beaucoup plus rapide car il s'agit de Fermacell et de bois en grosse partie.

 

Encore du boulot sur l'isolation

Pour ne rien arranger, l'isolation n’est pas terminée. La trappe des combles est bouchée "à l'arrache", le conduit de fumée est quant à lui complètement ouvert tout autour et les volets roulants de l'étage ne sont fermés que par un contreplaqué de 10 mm. En conséquence, la chaleur s'enfuyait immédiatement à l'étage, d'autant plus que l'escalier était complètement ouvert à cette époque. Après quelques semaines passées comme ça, nous avons tout de même pu boucher l'escalier un minimum – à l'arrache aussi – pour arrêter le gros de la chaleur de partir. Sachant tout de même qu'une bonne partie continuait à s'envoler autour du conduit. Bien entendu, l'hiver prochain ça sera nickel mais ça nous a permis de constater que la chaleur se diffusait très bien à l'étage en partant par l'escalier et grâce au conduit qui chauffe pas mal également.

 

Un confort très acceptable pour une première année

Malgré ces quelques soucis temporaires, nous avions tout de même 19 à 20 degrés tous les soirs après un bon feu de 2 heures en moyenne. Les jours de grand froid, je ne vous cache pas que l'on a du chauffer une bonne partie de la journée – vive le télétravail – pour compenser toute la chaleur qui partait à l’étage. Mieux vaut donc éviter d’emménager en plein hiver dans une maison toute froide si l'on ne peut pas assurer un peu chauffage pendant la journée. Pour se passer de chauffage la journée, il faut que la maison soit tempérée ou alors investir dans un chauffage comme un poêle de masse ou même pourquoi pas un plancher chauffant. Cela n'empêche pas de bien isoler, au contraire, mais un "simple" poêle à bois ne convient pas à tous.

Bien évidemment, ceci n'est valable que pour cette situation d'aménagement en plein hiver, maison froide et pas terminée. Une maison bien isolée et terminée, qui a eu le temps de se réchauffer un peu aux beaux jours, n'a pas besoin d'autant de chaleur.

 

Chaleur du soir, fraicheur du matin

Qui dit maison froide et pertes importantes, dit température qui baisse vite. En pratique, nous avions donc un peu moins de 17 degrés le matin pendant les premières semaines. Frisquet, mais heureusement le poêle à bois chauffe vite et bien, ça remontait à plus de 19 degrés après une première flambée. Avec le réchauffement progressif de la maison, les températures ont cependant augmenté à partir du mois de février. C'était déjà bien moins compliqué de garder une chaleur proche des 19 degrés. Il faisait alors 18 le matin la plupart du temps. Evidemment ça n'est pas représentatif du comportement de la maison, à cause des soucis que je viens d'évoquer. Je suis quasiment certain que nous n'aurons aucun mal à garder un bon 19 degrés dans la maison après une nuit sans chauffage. Réponse l'an prochain !

Comme indiqué au début de cet article, nous ne chauffons plus depuis début mars environ. Depuis, il n'a jamais fait moins de 19 degrés dans la maison. Le soleil du mois de mars nous a bien aidé et je pense que la maison est désormais presque tempérée. Le sol n'est plus froid, le refend non plus. Il va maintenant falloir penser à se protéger de la chaleur, puisque la pergola ne sera pas construite avant l'été.

 

Une consommation de bois raisonnable

Une consommation raisonnable oui, mais au delà de la normale pour une maison comme la nôtre. Pourquoi ? Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus. En effet, nous avons du consommer environ 1 corde et demi de bois. Difficile à quantifier précisément car c’était du bois de récup stocké dans des caisses, mais ça doit correspondre à ça selon mes calculs de volume : compter 4 caisses de 80 cm par 60 cm, soit un peu moins de 2 m3, plus 2/5ème de corde de chêne. Donc oui, en comptant large on doit être à 1 corde et demi.

Bien entendu, la consommation sera inévitablement beaucoup plus basse l'hiver prochain. Selon mes prévisions, on devrait pouvoir la diviser au moins par 3. J'entends déjà les sceptiques me dire que ça ne fait qu'un peu plus d'une stère. Oui, 1 stère seulement, c'est déjà ce qui est consommé dans une maison similaire à la nôtre que nous avons pu visiter, sachant qu'elle est moins bien isolée. D'autres retours d'expériences vu sur d'autres sites/blogs vont également dans ce sens. Tous les espoirs sont donc permis, j'ai déjà hâte de faire le bilan de l'hiver prochain !

 

Dixie sur le polaire au soleil

 

 

Le soleil, ultra-efficace !

Le bioclimatisme, c'est important, on le constate régulièrement. En effet, le moindre rayon de soleil suffit à chauffer la maison, même en plein hiver lorsqu'il fait froid. Les températures dépassent alors souvent les 20 degrés, si bien qu'une journée ensoleillée permet de se passer de chauffage. Ca tombe bien, c'est ce qui était prévu ! On peut d'ailleurs voir que le soleil est l'ami des chats !

Cela s'explique par l'exposition plein Sud de la maison, avec de grandes ouvertures sur cette façade. Le soleil pénètre alors dans la maison et la réchauffe incroyablement mieux que n'importe quel chauffage, c'est impressionnant. Bien entendu, les journées ensoleillées en plein hiver ne sont pas majoritaires, mais en mi-saison cela permet de se passer de chauffage et de retarder l'allumage du poêle. La saison de chauffe peut alors se réduire à 2 ou 3 mois maximum dans notre région.

 

 

En conclusion, nous pouvons dire que nous sommes satisfaits des performances de la maison malgré les difficultés liées à ce premier hiver. C'est rassurant de voir que nos efforts sur la conception et la construction – isolation en tête – n'ont pas été vains. Je suis donc parfaitement convaincu du bien fondé de la démarche qui consiste à penser la maison selon une approche bioclimatique, avec un accent mis sur l'isolation en priorité et un brin d'inertie qui permet de réguler les températures. Il reste encore à constater par nous même ce que l'on obtiendra l'hiver prochain. Ca s'annonce déjà très bien !

 

Demain, passage au bilan du poêle à bois Austroflamm Koko Xtra. A-t-il été efficace ? Quels sont ses qualités et défauts ? On va essayer d'en dire un maximum. ;)

 

Dixie dans la poire au soleil

Elle est belle la vie !