Bardage NordLa semaine prochaine, on attaque l'entretien du bardage. En effet, bien qu'il soit traité autoclave marron – ce qui lui assure une résistance supplémentaire -, il a commencé à griser, particulièrement sur la façade Nord qui était en plus bien sale que les autres (poussière et état initial qui était déjà moyen). C'est donc décidé, on s'attaque à l'entretien, à commencer par le nettoyage !

 

 


 

Un bon coup de dégriseur pour commencer

Pour le nettoyage, ce n'est pas bien compliqué, il faut du dégriseur (Net-Trol par exemple, mais il paraît que ça marche aussi très bien avec des produits plus classiques de GSB) si le bardage à commencé à griser, un tuyau d'arrosage, un pinceau large, une brosse à poils pas trop durs et… de l'huile de coude !

Il faut alors bien arroser le bardage, attendre un peu que ça s'égoutte, puis appliquer le produit au pinceau sur le bardage encore mouillé. Brosser les zones les plus sales si besoin, puis rincer 15 minutes après à grandes eaux. C'est efficace, à tel point que le bardage a carrément pris la couleur rosée caractéristique du Douglas brut, alors même qu'il était un peu marron à l'origine à cause du traitement autoclave.

 

Bardage Nord

Vivement que l'on puisse faire le garage avec le porche dans le prolongement qui revient au dessus porte d'entrée, ça finira la maison.


Encore merci à Martine – notre jeune retraitée – qui a fait le plus gros du nettoyage. Je n'avais plus qu'à brosser les endroits où des tâches noires étaient apparues, sans doute à cause de l'humidité.

Les autres façades n'ont pas trop bougé et n'auront donc droit qu'à un coup de jet et de brosse pour nettoyer les quelques saletés.

 

Bardage Nord-Ouest

 

Du saturateur pour l'entretien

En fin de semaine prochaine, nous allons donc attaquer l'entretien du bardage avec un saturateur. Plusieurs solutions sont possibles, à commencer par les produits spécialement conçus pour le bois en extérieur. Oublions les lasures qui tiennent 5 à 10 ans facile mais compliquent l'entretien lorsqu'il faut repasser dessus (ponçage, etc), sans oublier qu'elles limitent la respiration du bois.

Pour soigner le bois à coeur, nous adoptons plutôt le saturateur, puisque le produit pénètre alors dans le bois en profondeur. L'inconvénient, c'est qu'il faut y repasser plus souvent qu'une lasure, surtout les premières années le temps que le produit s'accumule suffisamment dans le bois. Après les premières années qui demandent un entretien fréquent, on doit normalement y repasser tous les 5 ans, mais on verra en fonction de l'évolution du bardage. Si on en a marre, on le laissera griser ou bien on choisira une peinture ou une lasure au pire, l'avenir nous le dira.

 

Le choix de l'huile de lin

Après avoir étudié la question et regardé les différents produits disponibles sur le marché, j'ai finalement opté pour le mélange d'huile de lin et d'essence de térébenthine pure gemme. Cette dernière est hélas introuvable ou hors de prix en qualité 100% naturelle, donc on va se contenter du produit de base vendu en GSB puisque ça ne semble apparemment rien à la qualité finale. En revanche, attention à l'huile de lin, il faut de la bonne qualité, c'est le plus important. Pas question d'acheter ça en GSB, leurs huiles sont pourries. On a donc commandé un bidon de 30 litres à l'Huilerie de l'Orme Creux. Certes, il faut payer les frais de port, mais ça reste raisonnable car au final on arrive à 4,09 euros du litre. S'y ajoute le prix au litre de l'essence de térébenthine et du siccatif, pour un total de 5,25 euros du litre, contre environ 12 euros du litre pour un bon produit tout prêt comme le Textrol. Ce dernier a l'air efficace mais ne dure visiblement pas plus longtemps, donc ça me semble trop cher pour ce que ça apporte.

A voir ce que ça donne avec l'huile de lin car les avis divergent fortement. D'un côté il y a ceux qui disent que ça grise, de l'autre ceux qui ne jurent que par ça car c'est utilisé sur les chalets. Là encore, on verra bien, de toutes façons à 5 euros du litre on ne risque pas grand chose. Je pense que le plus important c'est de prendre de la qualité et de bien suivre les précautions d'usage. D'abord une première couche diluée à 50/50 avec la térébenthine, puis une seconde couche 75/25, puis enfin de l'huile de lin pure si l'on constate que ça pénètre suffisamment dans le bois. Une chose est sûre, les premières années il faut y revenir régulièrement pour ne pas laisser le bois griser, mais ensuite ça doit normalement tenir un bon moment. A suivre donc.