Garage Ossature BoisIl était prévu pour la construction, il devait faire environ 46 m² et l'on devait y entrer par le côté Est. "Il", c'est le GOB, le Garage en Ossature Bois, reporté pour cause de finances un peu justes. C'est donc en février 2012, un peu moins de deux ans (déjà !) après le début de la construction de la maison, que nous avons enfin pu mettre ce projet en chantier grâce à un beau cadeau !

 

 


 

A l'origine, l'accès au garage devait se faire par la gauche, sur le côté Est, de manière à ne pas trop voir les portes depuis la rue et optimiser l'espace pour garer 2 voitures l'une à côté de l'autre. Le plan de masse initial montre bien le principe.

C'était intéressant dans l'esprit, beaucoup moins dans la pratique. En effet, j'avais prévu une largeur de dalle de 4m50, ce qui était en fait bien trop peu et pour cause, la moindre berline compacte mesure déjà plus de 4 mètres de long ! Bref, c'était un garage pour citadines ou pour 2 voitures l'une derrière l'autre, si l'on ne mettait qu'une porte du côté Nord à la place des deux à l'Est. Nous ne voulions pas de cette solution peu pratique, d'autant plus que nous avions de la place pour faire autrement.

Bref, changement de plan, nous avons rappelé les maçons et agrandi la dalle de 3m30 (le maximum pour rester à 1 mètre minimum de la limite de propriété, conformément au PLU). En conséquence, les portes de garage sont passées devant, côté Nord. Evidemment, outre le coût de la maçonnerie, cet agrandissement à aussi augmenté le coût global du garage, bien que cela ne représente au final qu'une vingtaine de m² de murs en plus et une trentaine en toiture.

Afin de réduire les coûts, nous avions dans l'idée de fabriquer le garage nous-mêmes. Après tout, l'ossature bois n'a rien de bien compliqué lorsqu'il s'agit de volumes simples, il suffit de prévoir les renforts aux bons endroits, quitte à en prévoir un peu plus par sécurité (pas de grosse différence de coût si fait soi-même). Problème, nous n'avions pas la possibilité de bloquer des emplois du temps suffisamment longtemps pour nous occuper de ce projet pendant les quelques semaines nécessaires à sa réalisation. C'est donc là qu'arrive le fameux cadeau ! Nous profitons donc de l'occasion pour remercier à nouveau mon père, sans qui nous n'aurions encore pas de local pour ranger tout ce qui trainait dans la maison, les outils de jardinage, vélos, voitures et compagnie. Nous avons donc fait appel à une grosse entreprise de construction en ossature bois, charpente et autres bâtiments : Rebours, à Martigné-Ferchaud.

Le garage nouvelle formule fait donc maintenant 77 m², ce qui permet d'avoir une partie atelier bricolage et jardinage dans le fond, un espace de rangement et la place de rentrer 2 voitures. C'est grand certes, mais pas plus qu'un sous-sol si nous avions pu en faire un. Nous ne regrettons d'ailleurs pas d'avoir fait l'impasse sur ce dernier, puisque les risques d'inondation sont trop importants du fait que le point bas se retrouve sous le niveau des évacuations de la rue (donc pompe de relevage et tous les risques qui vont avec, surtout en cas d'orage). Bref, on a de la place, on peu bricoler sans problème et tout reste au niveau du sol, ce qui est tout de même bien pratique.

 

Place maintenant aux photos de l'assemblage, qui a débuté au mois de février, sous la neige ! Il faisait d'ailleurs bien froid, les ouvriers ont souffert pendant les premiers jours.

 

Comme pour la maison, le GOB arrive en camion sous forme de panneaux :

 

En général, les artisans s'arrangent pour mettre les pièces de ce grand puzzle dans l'ordre et assembler les murs au fur et à mesure sans avoir à tout décharger au sol. Contrairement aux murs de la maison, ceux du garage sont fabriqués en petits morceaux, plus simples à manipuler que des murs d'une dizaine de mètres. En revanche, la rigidité de l'ensemble est sans doute un peu moins bonne et le risque de ponts thermiques plus important. Pour un garage c'est néanmoins suffisant.

 

Des défauts mais un bon résultat dans l'ensemble

En ce qui concerne le montage, le travail est plutôt bien réalisé dans l'ensemble. En revanche, comme cela était arrivé avec CCL pour la maison, Rebours n'a pas prévu de compribande entre le soubassement, la sablière et la première lisse. Cependant, s'agissant ici d'un garage, ce n'est pas gênant dans le sens où nous n'avons pas de contrainte d'étanchéité à l'air. Ceci dit, je serais curieux de voir si la compribande est bien prévue pour l'assemblage des murs de maisons. Cela doit être fait pour éviter les infiltrations d'air dans le mur et surtout entre les niveaux, sous peine de diminuer l'efficacité de l'isolation. Cela peut paraître anodin mais dans une maison basse conso c'est loin d'être le cas.

Au chapitre des défauts, notons surtout l'absence de biseautage en bas de lames de bardage, ce qui pourrait à terme provoquer des problèmes d'usure prématurée du bois à cet endroit, à cause des remontées d'eau par capillarité. CCL a bien biseauté la dernière lame pour créer une goutte d'eau, Rebours ne l'a pas fait. En revanche ces derniers ont ajouté une pièce en aluminium laqué qui évite les projection d'eau par le dessous et améliore l'esthétique, bien vu !

A part cela, on constate quelques jointures de lames qui se sont écartées, sans doute pendant le transport ou le grutage, dommage mais pas dramatique.

Quelques soucis avec les hauteurs des ouvertures également. Pas gênant sur les portes de devant car elles se posent en applique, mais problématique pour la fenêtre sur l'arrière. Heureusement, les ouvriers ont été très pro et nous ont posé la fenêtre pour rectifier cette erreur (nous avions bien donné les dimensions exactes de la fenêtre auparavant).

De même, j'ai également du changer les vis de fixation du garage au mur de la maison, puisque malgré mes explications sur la composition du mur de la maison, ils avaient mis des vis bien trop courtes. En effet, les montants en bois du garage, fixés sur la maison, font 60 mm. Avant d'atteindre ceux de la maison, il faut traverser le complexe bardage/isolation/contreventement, soit une épaisseur de 123 mm. Autrement dit, avec une vis de 180, on n'atteint même pas encore l'ossature de la maison ! Sachant qu'il faut normalement pouvoir visser dans l'équivalent de deux fois l'épaisseur à fixer, on devrait en théorie mettre de vis de… 300 mm ! Sans aller jusque là, il faut surtout pouvoir visser dans du dur sur quelques centimètres. Nous avons donc reçu des vis de 240 mm, ce qui est déjà bien et à priori suffisant pour que ça ne risque pas d'arracher le bardage et l'isolant de la maison. Les premières vis ne faisaient en effet que 140 mm et s'arrêtaient donc dans l'isolant (fibre de bois), qui n'offre bien entendu pas assez de résistance pour une fixation.

Autre détail invisible qui me chagrine, la pose des tasseaux qui ménagent une lame d'air derrière le bardage. Ils sont posés à l'horizontale, ce qui freine nettement la ventilation sous bardage, d'autant plus que j'ai un gros doute sur le fait qu'il y ait des espaces suffisants entre chaque tasseau (dans le sens horizontal) pour que l'air circule, comme conseillé dans tous les guides de pose de bardage (et DTU ?). Espérons qu'il n'y ait pas de problème de condensation, car c'est le genre de chose que l'on ne voit qu'après de longues années. Je pense qu'ils n'étaient pas forcément habitués à poser du bardage en vertical. Pour finir, il n'y a tout simplement pas de grille anti-rongeur ! Ca c'est limite limite, bien qu'ils justifient cela par le fait que le tasseau du bas joue justement ce rôle. Oui certes, mais alors ça appuie mon hypothèse sur l'absence d'espace pour que l'air circule depuis le bas du bardage vers le haut… Bref, espérons que ça ne bougera pas dans le temps !

Pour le reste rien à redire, c'est propre, bien fabriqué et bien assemblé. Vous allez me dire que ça fait déjà beaucoup, mais dans l'ensemble ce sont de petits défauts peu gênants au final. En revanche il en aurait peut-être été autrement pour une maison, ce qui justifie une fois de plus le fait de bien surveiller toutes les étapes et tous les détails de la fabrication. Reste que nous sommes tout de même satisfaits de leur travail au final, comme nous l'avions été avec CCL malgré quelques soucis. C'est donc le principal, même si j'aurais aimé qu'il n'y ait rien à signaler. Si cela peut vous rassurer, je n'ai pour le moment vu aucune entreprise qui soit vraiment irréprochable ou presque. L'essentiel est donc de s'attacher aux éléments primordiaux et se faire à l'idée qu'il y aura sans doute des défauts malgré tout sur le reste. C'est triste mais il faut aussi tolérer ces quelques erreurs, comme on en ferait soi-même dans ses propres travaux (oui, ça arrive aussi).

 

Le bardage en pose verticale

Pour marquer la différence entre la maison et le garage, nous avons choisi une pose verticale du bardage. En effet, le garage constitue un volume différent, plus en avant par rapport à la maison. Mettre un bardage horizontal aurait créé un effet d'optique étrange. De plus, vu de l'extérieur le toit du garage paraît plat, ce qui écrase un peu le volume. Le bardage vertical lui donne visuellement plus de hauteur. En revanche, je ne pensais pas que le garage serait si haut. J'avais prévu environ 50 cm de moins mais au final c'est très bien comme ça puisque l'on peut manipuler des échelles à l'intérieur sans défoncer le plafond.

Comme pour la maison, le bardage est en Douglas raboté. En revanche, nous l'avons choisi non traité (celui de la maison est traité autoclave marron) puisque ce bois est naturellement classe 3, à condition de ne pas avoir d'aubier. Il en reste toujours un peu mais le bardage est garanti purgé d'aubier. Le Douglas a une belle teinte rose lorsqu'il est neuf, c'est sympa mais cela passe vite à cause des UV. Le bois vire alors progressivement au rose pâle un peu jaune, puis au gris. Sachant que notre façade Nord de maison a très mal supporté l'humidité, nous avons de toutes façons prévu de peindre l'ensemble pour éviter que tout ne devienne gris. Les saturateurs ne sont pas assez efficaces et c'est trop tard pour la lasure puisqu'on ne peut plus dégriser la maison à cause du produit d'imprégnation. On pense donc peindre la maison dans une teinte un peu blanche ou grise claire et le garage en vert pâle ou bien un gris plus soutenu légèrement bleuté par exemple. A voir, il faut qu'on se décide rapidement de toutes façons puisque l'on devrait faire ça en juillet !

 

Pour la couverture en bac acier, l'entreprise Rebours a conçu un système sans poteau central ! Nous avons donc une surface totalement ouverte, ce qui est bien pratique. L'assemblage qui constitue la poutre centrale est surprenant mais ça a normalement été calculé avec un logiciel spécialisé pour s'assurer que ça va bien tenir sans problème. Après tout, la toiture en bac acier ne pèse pas très lourd. En revanche si l'on décidait un jour d'isoler le plafond, je pense qu'on ajouterait un poteau central pour plus de sécurité.

 

La couverture bac acier (avec sous-face anti-condensation) est en double-pente avec un chéneau central sur toute sa longueur. Compte tenu de la largeur du garage (7m80), un toit simple pente aurait pris trop de hauteur puisque le bac acier doit être installé avec au moins 10% de pente. Cependant, compte tenu de la hauteur sous plafond  nous aurions pu opter pour cette solution. La version retenue est néanmoins plus simple et facile à réaliser, puisque la toiture se prolonge au dessus du porche de l'entrée avec la même pente.

 

Des barrières anti-moineaux ont également été mises en place.

 

Sur l'arrière, côté jardin, nous avons décidé de garder un accès assez large pour y passer une remorque ou une mini-pelle. Il s'agit en fait d'une porte de garage de 2,40 x 2 mètres, classique, en 2 vantaux. La fenêtre est également indispensable pour y voir quelque chose sans avoir besoin d'allumer la lumière. Dommage que je n'aie pas vu avant la différence de hauteur entre le haut de la porte et le haut de la fenêtre ! C'est quand même rageant même si au final on n'y fait pas attention. J'envisage de toutes façons de fabriquer un mini préau au dessus de la porte de derrière, afin de protéger le puisard géant du puits canadien (un beau bazar, nous y reviendrons un autre jour).

 

Devant, deux portes de garage de 3 x 2 mètres. J'avais prévu des 2,40 x 2 mètres au début mais ça reste un peu juste et plus galère pour rentrer les voitures. En trois mètres c'est finalement très bien. En revanche si c'était à refaire j'aurais peut-être pris 2,15 de hauteur. 2 mètres suffisent pour passer n'importe quelle voiture, monospace compris, mais c'est vrai que 15 cm de plus auraient apporté plus de confort. Ceci dit, à 200 ou 300 euros par porte pour 15 cm de plus, ce n'est pas forcément justifié non plus.

 

 

Sur cette dernière photo, on voit bien le porche de l'entrée, très pratique pour éviter de tremper quand il flotte. On pense le transformer en sas plus tard, avec pourquoi pas un vitrage tout autour. A voir dans quelques années.

 

 

 

Je reviendrai sur la pose des portes de garage un peu plus tard. En attendant, voici tout de même le résultat final avec les couvertines posées en haut du bardage pour le protéger de l'eau. Reste à imaginer quelles couleurs on pourrait appliquer sur le garage et la maison. Si vous avez des idées, je suis preneur ! ;)

 

 

La prochaine fois, je vous montre les travaux d'aménagement extérieur : gazon, massifs, potager naturel, etc. Tout un programme !