PelouseUne fois le terrassement terminé, nous nous sommes tout de suite attaqués à la pelouse. C'était en avril 2012, il était donc temps de s'en occuper pour éviter les grosses chaleurs de l'été et avoir un beau gazon sans avoir à attendre l'automne.

 

 


 

Dans la région, la terre est argileuse, elle se gorge d'eau et colle lorsqu'il pleut beaucoup et devient dure comme de la pierre lorsqu'il fait sec. Autant dire qu'il faut de bons bras pour la travailler. Mais avant cela, nous avons fait appel à un agriculteur pour labourer le terrain en long en large et en travers, afin de redonner un peu de souplesse à une terre violemment écrasée par les tractopelles et autres engins de chantier (le pire étant sans doute la pelle à chenilles).

Voici le terrain après nivellement par le terrassier :

Puis après passage du tracteur :

 

A ce stade, j'ai déjà passé quelques heures à enlever des cailloux par centaines (quelques brouettes pleines…), de quoi remblayer autour du soubassement du garage. La deuxième étape fut de passer le rotovateur pour briser un maximum de mottes, puis rebelote, séance de ramassage de cailloux (plus petits cette fois). Troisième étape ensuite, le passage sur toute la surface avec une motobineuse, pour la finition (et oui, encore un ramassage de cailloux ensuite, ça remonte tout !)

Le risque était de faire de la poussière, ce qui aurait été désastreux puisque sur une terre comme celle-ci la pluie aurait tout lissé, suite à quoi nous aurions eu une pellicule très dure qui se fend une fois sèche. Bref, il faut trouver le juste milieu et faire avec. A la fin il restait encore des mottes qui ont posé problème pour la pousse du gazon, mais rien de bien méchant.

Une fois ratissé, nous avons donc passé une première fois le rouleau (merci Christian) pour égaliser et briser les plus grosses mottes, ce qui nous a permis de voir qu'il restait encore des cailloux ! L'horreur…

 

Quelques heures de labeur plus tard, voici le résultat, il ne restait plus qu'à semer et repasser à nouveau le rouleau pour terminer. Il s'est ensuite passé plusieurs semaines sans véritable épisode pluvieux…

 

Deux mois plus tard, la pelouse a tout de même bien levé – les "mauvaises herbes"/adventices aussi -, aidée par une pluie qui a fini par arriver en mai. Il était temps de tondre une première fois… avec la belle tondeuse manuelle Fiskars Momentum ! (article à venir plus tard, avec vidéos)

 

Il restait tout de même quelques trous, rebouchés sans problème un peu plus tard. En revanche, malgré mes efforts répétés pour venir à bout des mauvaises herbes manuellement, dans le but de ne pas utiliser de désherbant chimique, je n'ai pas pu échapper à l'usage de ce dernier, qui je l'espère sera fait une seule fois. En effet, je n'ai jamais pu enlever ces foutues herbes rampantes qui font de longues tiges, elles poussaient partout et proliféraient à une vitesse folle, étouffant le gazon. Les herbes que l'on voit sur la photo ci-dessous ne sont pas gênantes, elles finissent par mourir après quelques tontes.

 

Quelques jours après la plus grande surface de pelouse, au Sud, nous nous sommes attaqués à la zone Nord devant la maison. Plus petite, elle fut néanmoins tout aussi longue à préparer à cause de cailloux encore plus nombreux. Le résultat en valait toutefois la peine (les quelques adventices qui ont poussé ont hélas demandé un désherbage chimique) :

 

Pour finir, voici ce que cela donne sur le devant, suite aux premiers aménagements extérieurs dont je vous parlais dans le précédent article :

 

La pelouse un mois plus tard, au 15 juin 2012 :

Nous avons eu de la chance car la pluie est arrivée au bon moment, si bien que nous n'avons jamais eu à arroser !

 

Pendant la pousse, nous avons terminé l'aménagement du jardin par la création d'un potager naturel, sur le principe du jardin naturel de Jean-Marie Lespinasse, qui a écrit les livres ci-dessous, que je ne peux que recommander (celui que j'ai acheté est à gauche, la nouvelle édition est à droite et devrait bientôt paraître) :

Plus de détails et photos dans le prochain article.