Presque onze mois depuis le dernier article, vous pensiez peut-être que nous nous tournions les pouces ? Que nenni ! Il y a encore eu pas mal de boulot d'achevé depuis le mois de février dernier et il est grand temps de vous donner des nouvelles. Pour commencer, un petit tour d'horizon des nouveautés au rez-de-chaussée, que nous sommes sur le point de terminer ; il était temps !

 

 


 

Tout d'abord, permettez-nous de vous souhaiter nos meilleurs vœux pour cette année 2014 qui commence. Nous espérons que vos éventuels projets de maison, entre autres, se passeront bien, de même que les travaux pour ceux qui ont déjà commencé. Quant à ceux qui habitent déjà leur maison, qu'ils profitent bien de leurs murs, c'est encore une chance d'être propriétaire de son logement, bien que cela demande parfois beaucoup d'investissement, financier comme personnel.

 

Pour commencer ce résumé des épisodes précédents, nous avons tout d'abord attaqué la chambre et le dressing attenant, afin de pouvoir enfin ranger le linge qui trainait un peu partout faute de meubles. Si ce n'est pas tout à fait terminé, puisqu'il nous reste à mettre en place des meubles que nous avons repeints — solution économique pour éviter de faire un dressing entièrement sur-mesure, qu'il aurait même fallu commander (hors budget) —, fabriquer des étagères et s'occuper des finitions, les enduits et peintures sont au moins réalisés et nous espérons bien que le dressing sera complètement opérationnel en début d'année. Le tout c'est de trouver le temps de terminer tout cela, il reste des portes de placard à acheter et beaucoup de finition.

 

La chambre avait déjà reçu une sous-couche sur les murs, mais si j'avais eu le temps j'aurais d'abord passé une couche d'enduit de lissage sur les doublages en Fermacell. Il y a donc quelques imperfections visibles en lumière rasante et un état de surface un peu "rugueux", propre au Fermacell non enduit. Rien de bien méchant toutefois, le résultat fini est très correct comme vous pourrez le voir en photo dans quelques jours.

 

En plus des peintures, il fallait coffrer le conduit d'extraction d'air de la salle de bain qui passe dans la bibliothèque de la chambre. Une armature métallique et deux plaques de BA13 plus tard :

 

Bandes à joints :

 

Le résultat avant peinture de finition :

 

Une petite vue de l'espace dressing où il y a encore pas mal à faire pour que ça ressemble à quelque chose, puisqu'il faut aménager tout le dessous de l'escalier ; toujours avant peinture :

 

Les photos du rendu fini — ou devrais-je dire "quasi-fini" — arriveront un peu plus tard, puisqu'il reste à installer un meuble d'angle qui permettra de bouger quelques affaires encombrantes. Passons donc aux photos des travaux du salon-séjour en attendant. À commencer par l'horreur du ponçage !

Non protégées par les charpentiers alors qu'elles devaient être apparentes, les solives du salon-séjour ont donc subi un décapage complet au grain 50, puis un ponçage plus léger au grain 180 pour finir. Un vrai boulot de dingue que nous avons fait à trois. Merci Martine au passage pour le coup de main.

 

Après ponçage de finition par moi-même, Cécile a passé deux couches de lasure incolore pour protéger les solives :

 

Place ensuite aux murs pour un ratissage complet de toutes les surfaces avec un enduit de lissage. C'est là que j'ai découvert l'enduit applicable au rouleau, qui fait gagner un temps fou ! Pour du Fermacell, c'est l'idéal et bien plus facile à appliquer que l'enduit spécial vendu par Xella pour son produit. Avec de l'enduit de lissage "classique" ou même spécial Fermacell, difficile d'avoir un résultat nickel en une seule passe, à moins d'avoir de vrais talents de plâtrier et/ou d'y passer beaucoup de temps. C'est en tout cas mon expérience après avoir fait plusieurs murs avec de l'enduit normal et de l'enduit au rouleau. Avec ce dernier, un coup de raclette spéciale en caoutchouc et zou, ça rebouche les mini-trous du Fermacell et c'est nickel. Pour un peu il n'y aurait pas besoin de poncer, même si je passe tout de même un coup de ponceuse girafe ou à défaut un petit coup à la main.

Le grand mur de refend d'environ 8 mètres de long avait heureusement été couvert de plâtre par des professionnels, il a juste eu besoin de deux sous-couches — le plâtre absorbe beaucoup la peinture, j'ai donc préféré mettre la dose de sous-couche plutôt que de risquer avec une peinture de finition dès la deuxième couche, car ce n'est pas le même prix.

 

Entrons ensuite dans le vif du sujet, avec la peinture rouge Opéra que nous avons choisie dans la gamme Ripolin !

Ca crache hein ! Si cela peut vous rassurer — en même on s'en fout complètement, c'est notre maison —, c'est moins rouge vif en réalité, car en séchant la peinture prend sa couleur définitive, plus sombre que sur la photo. De plus, ces photos ont été prises après la première couche, si bien que la teinte est plus claire. Ceci dit, c'est bien du rouge et assurément, on aime ou on n'aime pas, il n'y a pas vraiment de juste milieu avec une couleur si vive. Bien entendu, une fois meublé ça prend aussi une autre apparence, on vous montrera tout ça avec de futures photos, d'autant qu'il y a désormais un parement noir/ardoise derrière le poêle.

 

Nous avons choisi un parement en quartzite noire pour habiller le mur derrière le poêle. En effet, une peinture se serait abîmée à cause de la chaleur et cela permet de changer de matière sur ce grand mur de refend, pour un effet de texture plus sympa. Voici une petite photo du poêle avec son parement :

 

Même topo côté cuisine avec sous-couche sur les murs, puis au plafond :

Je n'ai hélas de encore de photos avec la couleur définitive, que nous avons choisie blanc cassé pour tous les murs du salon-séjour et de la cuisine. La couleur de ceux de la cuisine pourrait toutefois changer à l'avenir en fonction du rendu une fois la cuisine aménagée en place, nous y réfléchirons. En parlant de cuisine, nous étions prêts à acheter un modèle Ikea lorsque nous avons appris que leur gamme Faktum, vendue depuis 21 ans, allait être remplacée par la nouvelle gamme Metod dès le 3 février 2014. Rien n'est compatible entre les deux gammes, donc nous avons préféré attendre un peu.

 

Le conduit du poêle à bois habillé pour l'hiver

Histoire de complètement terminer les finitions autour du poêle à bois, nous avons acheté une plaque de finition pour habiller l'espace qui se trouve à la jonction entre le conduit simple peau et le double peau Poujoulat. Ce n'est pas donné, il y en a pour un peu moins de 200 euros tout de même. L'installation ne fut pas évidente, puisque le conduit n'est pas centré dans le chevêtre. Il a donc fallu fabriquer une plaque en Fermacell sur mesure, la fixer dans le chevêtre et la peindre, pour ensuite venir appliquer la plaque de finition — préalablement découpée — dessus.

Les écarts au feu sont respectés, il n'y a pas de matériaux inflammables à proximité (16 cm intérieur conduit/bois, 8 cm extérieur Poujoulat/bois). Par précaution, j'avais habillé tout le chevêtre de Fermacell, il n'y a rien en bois au-dessus de la plaque de finition jusque dans les combles. Une petite retouche de peinture noire à gauche de la plaque est à faire, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus.

 

La vidéoprojection en marche

Pour finir notre tour du rez-de-chaussée, voici également quelques photos du coffrage de l'écran électrique du vidéoprojecteur. Nous avons en effet prévu l'installation de ce dernier dans le salon, afin de profiter au maximum des films (Blu-ray bien sûr, mais aussi VOD HD) chez nous, confortablement installés, sans devoir subir les discussions, bruits de paquets de bonbons et autres nuisances caractéristiques d'un cinéma. Le prix des bons vidéoprojecteurs ayant fortement baissé ces dernières années (celui que j'ai repéré vaut moins de 750 euros, il s'agit du BenQ W1070), il est désormais très intéressant d'opter pour ce système si l'on est amateur de films, voire même de jeu vidéo.

N'ayant pas vraiment la place ni les moyens de construire une salle de projection dédiée — l'idéal pour obtenir une qualité d'image et de son optimale, potentiellement meilleure que dans bien des cinémas —, l'installation dans le salon doit se faire dans la discrétion. C'est pourquoi nous avons opté pour le coffrage d'un écran électrique, qui se commande par télécommande radio. La toile se déroule alors devant le téléviseur, tandis que le vidéoprojecteur sera caché par un coffrage entre le salon et le séjour — ce qui au passage atténuera le bruit du ventilateur.

 

Tout d'abord, j'ai fixé des morceaux de chevron entre les solives (avec des équerres, sachant que je n'ai pas choisi la solution la plus simple en y repensant…), car les fixations de l'écran ne tombent évidemment pas au bon endroit, c'eut été trop beau. L'alignement au laser est plus pratique pour que les deux chevrons, espacés d'environ 3 mètres, soient bien au même niveau, même s'il eut été possible d'utiliser un simple niveau à eau, par exemple. Difficile en tout cas de se fier au plafond et à la hauteur des solives, car il y a des différences de plusieurs millimètres d'un endroit à l'autre.

 

L'écran peut ensuite être accroché, il n'y a que 4 vis en tout. Mieux vaut toutefois être deux, à moins de pouvoir caler un côté de manière sûre pendant que l'on visse l'autre. Il s'agit d'un écran électrique motorisé de marque Kimex, au format 16:9. Il mesure 2,8 mètres de base par 1,58 mètre de hauteur (surface utile de projection, zone blanche). Au moment où je l'ai commandé, il coûtait 309,90 euros, livraison comprise.

 

Pour le coffrage, j'ai utilisé des rails R48 et montants M48 pour cloisons. Je pensais utiliser du BA13 pour simplifier les découpes, mais j'ai finalement préféré rester sur du Fermacell, plus rigide et aux joints probablement plus résistants aux vibrations qui ne manqueront pas de se propager par le plancher du dessus ; en tout cas je l'espère, car je n'aimerais pas voir des fissures dans quelques mois ou années.

 

J'en ai profité pour installer trois spots encastrables avec douille GU10. Les ampoules à Leds qui sont installées dessus seront commandées par infrarouge, il faut que j'achète un récepteur et tous les équipements (TV, ampli, lumière) seront ensuite commandés par une télécommande universelle Logitech Harmony que je possède déjà. L'écran de projection se commande toutefois par ondes radio et possède sa propre télécommande. Il peut se commander par infrarouge si l'on achète l'adaptateur adéquat, mais je ne sais pas encore si cela vaut vraiment le coup de changer le système pour simplement s'affranchir d'une télécommande ; on verra plus tard.

 

Le résultat après enduit et sous-couche, avant peinture de finition :

 

Il faudra attendre encore un peu pour voir les photos du résultat fini, car il me reste des joints à faire au plafond. En tout cas ça rend déjà très bien ! Il manque juste la trappe pour ne laisser qu'une petite fente qui laissera passer la toile. L'espace actuel que l'on voit sur les photos est plus large, afin de pouvoir retirer complètement l'écran de son coffrage en cas de panne. Ça sera pour plus tard, j'ai d'abord le meuble TV à fabriquer, ce qui est plus urgent.

 

Suite des événements : la pergola !