récupération eau

La citerne du système de récupération d’eau de pluie

Il serait dommage de construire une maison à faible consommation d’énergie sans économiser l’eau. Cela vaut peut-être la peine d’aller jusqu’au bout d’une démarche éco-responsable et écologique. Nous avons décidé de récupérer l’eau de pluie dans une citerne souterraine. Les mauvaises langues prétendront que la Bretagne dispose d’assez d’eau pour se passer de récupération. C’est évidemment faux (voir les précipitations sur le site de Météo France).

Cependant, je veux aller plus loin dans la récupération de l’eau et alimenter autre chose que les WC et le jardin. Nous avons choisi une solution plus « originale » avec une citerne construite sur place et un système de gestion de l’eau qui promet de beaux résultats.

Cet article vous donnera les premiers détails, mais il n’est pas au bout de vos surprises.

Nos maçons ont commencé à couler la citerne du système de récupération d’eau de pluie après l’achèvement de la cave. C’était les 7 et 8 mai, bien que j’aie un peu de retard dans mes articles en raison de tout le travail que j’ai fait pendant la semaine. Elle est faite de béton armé étanche et est plus chère qu’une citerne préfabriquée. Les revendeurs de citernes n’ont pas peur de gonfler leurs prix. Voilà encore un crédit d’impôt qui ne va pas dans la poche des acheteurs mais dans celle des « pros » ! Comme nous voulions au moins 10 m3, je me suis vite rendu compte que les cuves sont coûteuses (même si vous avez 2 cuves de 5m3). Cela peut aussi poser des problèmes dans la gestion du système de récupération de l’eau (entretien de la cuve et pas de décantation, raccordements difficiles entre les cuves, etc…).

Pourquoi une cuve en maçonnerie, et non une cuve préfabriquée ?

J’avais initialement prévu d’installer deux cuves de 5000 litres. Cependant, je me suis rendu compte qu’il serait difficile de les raccorder car elles doivent être en série. Je dois également pouvoir tirer de l’eau des deux réservoirs sans désamorcer la pompe. Après de nombreuses recherches, j’ai trouvé le système Pluvalor. Il y avait beaucoup de passionnés qui construisaient eux-mêmes leurs réservoirs. J’ai décidé de ne pas acheter de réservoirs coûteux, ce qui serait dommage car ils sont trop chers. J’ai fait mes calculs et j’ai constaté que je pouvais doubler la capacité de stockage d’eau en demandant au maçon de faire une cuve en béton armé. Cela nous a permis d’avoir un grand réservoir, facile à surveiller et à entretenir, et un système beaucoup plus efficace.

Le système Pluvalor, avec 15000 litres de volume !

Schema citerne récupération eau de pluie

Vous vous demandez peut-être pourquoi une telle capacité ? Tout simplement parce que je veux alimenter presque toutes les maisons d’ici 2 ou 3 ans. Vous devez séparer le réseau de la ville et le réseau d’eau de pluie. L’eau de pluie ne doit pas pouvoir entrer dans le réseau de la ville. Le principe de Pluvalor est expliqué sur le site de l’eautarcie. L’objectif est de vivre le plus possible sans le « réseau de la ville ». D’une part, être autonome en eau, et d’autre part, utiliser une eau de meilleure qualité. Contrairement aux idées reçues, l’eau de pluie est souvent meilleure que l’eau de ville. Tout dépend de la qualité et du filtrage du système. Ce n’est pas le cas d’une installation « classique ». Certaines personnes vont jusqu’à ne pas utiliser l’eau de ville pour l’arrosage et les toilettes, leur réseau d’eau de pluie étant la principale source d’eau. Même si je ne veux pas aller aussi loin, j’aimerais quand même pouvoir utiliser cette eau pour la douche (c’est mieux car elle est plus douce). Il faudra créer un système de filtration de l’eau qui soit efficace et surveiller la qualité de l’eau. L’équipement adéquat sera disponible plus tard. Tout cela a un coût, et nous ne pourrons pas nous le permettre avant l’année prochaine.

Les panneaux photovoltaïques auront également une incidence sur la qualité de l’eau. L’eau ne doit pas contenir de particules nocives (écran de pluie situé en dessous, matériaux composant les panneaux, etc.) Cela sera étroitement surveillé avant le développement des utilisations. Dans le pire des cas, je peux toujours modifier l’écoulement de l’eau pour éviter le composant photovoltaïque. Il est évident que l’eau de pluie ne sera utilisée que pour l’arrosage et la chasse d’eau des toilettes la première année.

Voici un schéma explicatif du réseau Pluvalor. Contrairement à ce qui apparaît sur le schéma, nous utiliserons un réseau de ville pour les usages principaux, du moins au début.

Une législation qui n’a que trop tardé

En résumé, j’ai de grands projets pour l’eau de pluie. Je trouve dommage que l’utilisation de l’eau de pluie se limite à l’arrosage des textes officiels et à la chasse d’eau des toilettes. Si l’on peut comprendre les précautions qui sont prises pour garantir la sécurité de l’eau, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a du lobbying derrière tout cela.

Tout est interdit par la loi ! (Pour changer…) Légalement, il n’est pas possible d’utiliser des réservoirs en béton, ce qui est absurde. Le site Ec’eau logis a tous les détails, et est géré par un vrai passionné. Lisez aussi les premiers paragraphes de l’article d’eautarcie qui résume la situation actuelle. Les Belges sont très en avance sur nous dans ce domaine, bravo ! Le plus important est de séparer les deux réseaux d’eau afin que l’eau de pluie ne puisse pas entrer dans le réseau d’eau de la ville. Ensuite, je ne ferai plus rien avec l’eau de pluie. Il sera nécessaire de filtrer l’eau avant de pouvoir l’utiliser à d’autres fins que l’arrosage et les toilettes. Nous devrons également effectuer plusieurs tests en laboratoire pour déterminer si elle peut être utilisée sans danger. Nous comparerons les résultats à ceux obtenus par notre réseau d’eau municipal.

Elle sera d’abord utilisée pour les toilettes, l’arrosage et le nettoyage, puis pour la machine à laver. Après avoir installé l’équipement, nous l’utiliserons dans le chauffe-eau et la douche.

En attendant d’en savoir plus sur l’installation, regardons les photos de la construction du réservoir. Dans quelques jours, nous appliquerons une couche de mortier/ciment sur la citerne pour augmenter son étanchéité. Ensuite, nous poserons des carreaux sur le sol pour faciliter l’entretien.

Cécile inspecte la qualité du travail. Les maçons ont déjà installé le coffrage de la cave. Le béton est ensuite coulé entre la terre et le coffrage. Pour éviter les problèmes de stabilité du sol et la pluie, le terrassement et la maçonnerie peuvent être réalisés simultanément.

Le fond de la cave n’est toujours pas terminé. Les maçons viennent de couler du béton avec un treillis métallique pour lui donner de la résistance. J’ai oublié de vérifier, mais nous avons généralement une structure métallique qui court le long des murs. Pour la rigidité, ils ajoutent de longues tiges métalliques. Même si j’espère qu’il n’y a pas de fuites, cela ne devrait pas bouger du fait de la compacité du sol. ).

Vous pouvez voir le coffrage de la citerne en arrière-plan, juste derrière le mur du sous-sol. La citerne est visible à gauche (Nord). La cave est à droite (Sud). Le tout est situé sous le garage, qui se trouve à l’est.

Hop, c’est coulé !

Il y a un nombre impressionnant d’armatures à l’intérieur pour éviter que le coffrage ne se déforme lors du coulage du béton.

citerne eau

Il était temps que le béton soit coulé, puisqu’il l’a été dès le lendemain ! Après plusieurs semaines de soleil, il était enfin temps de couler le béton.

J’ai pu tester l’efficacité du puisard de la cave. C’est parfait ! Toute l’eau s’écoule vers ce point.

Après la pluie, le temps agréable (je suppose…). C’est l’occasion de finir le fond de la citerne avec une belle pente vers son puisard. Cela risque d’être difficile à carreler… On attendra !

Voilà, c’est fait. Nous serons bientôt de retour avec d’autres articles sur le hérisson.